Le phénomène de suppression de la fusion nucléaire à très basse énergie, bien connu pour les noyaux lourds, est encore débattu pour les systèmes de noyaux légers. Une étude menée par des scientifiques de l’IPHC en collaboration avec leurs collègues de l’INFN en Italie sur le système ¹²C + ²⁸Si apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène dans le domaine encore peu exploré des basses énergies.
Ces travaux contribuent à mieux comprendre des réactions impliquant des noyaux légers qui se produisent dans des environnements astrophysiques où les températures sont élevées mais les énergies de collision très faibles.
Ils ont été réalisés par une collaboration internationale associant notamment des chercheurs de l’université de Padoue, l’INFN-LNL et l’équipe STELLA (STELlar LAboratory) de l’IPHC, en s’appuyant sur le spectromètre gamma AGATA, couplé à des détecteurs silicium segmentés. Les résultats scientifiques viennent d’être publiés dans la revue Physics Letters B (DOI 10.1016/j.physletb.2025.140084).
Lire l’article sur le site du CNRS Nucléaire & Particules :
https://www.in2p3.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/une-experience-agata-au-lnl-fournit-des-resultats-cles-pour-lastrophysique-nucleaire

