Le projet européen CO2InnO, financé dans le cadre des programmes Interreg, publie son rapport final au printemps 2026. Fruit de trois années de recherche et de coopération transfrontalière, ce document synthétise les résultats des 7 groupes de travail et esquisse une feuille de route pour accompagner la transition énergétique dans la région du Rhin supérieur. L’expertise de l’IPHC a joué un rôle clé dans ce travail.
Porté par un consortium franco-allemand – réunissant notamment le CNRS, l’Université de Strasbourg et l’Université de Haute-Alsace – le projet visait à explorer des solutions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de servir l’objectif de rendre la région du Rhin supérieur climatiquement neutre.
Une contribution clé apportée par l’IPHC
Au sein du projet CO2InnO, l’IPHC a piloté un groupe de travail dédié à une question clé : évaluer l’impact environnemental réel des différentes solutions énergétiques sur l’ensemble de leur cycle de vie.
Dans un premier temps, ce groupe de travail a évalué l’impact environnemental du démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim et exploré si certaines infrastructures pouvaient être réutilisées intelligemment dans une future stratégie énergétique.
Cette approche, fondée sur l’analyse de cycle de vie (ACV), a ensuite été appliquée à l’étude de cas de 28 scénarios d’alimentation en énergie de la ville d’Offenbourg (Allemagne).
Un outil d’aide à la décision
En apportant des données chiffrées et comparables, cette étude constitue un véritable outil d’aide à la décision pour les collectivités et les acteurs de l’énergie. Elle permet de hiérarchiser efficacement les solutions et de dépasser les débats parfois idéologiques (« quelle énergie est la meilleure ? ») au profit d’une analyse scientifique objectivée.
De CO2InnO à TRESSE : prolonger la dynamique
Initiés au sein de l’Observatoire Hommes-Milieux (OHM) Fessenheim et mobilisés dans le projet Interreg CO2InnO, les travaux de l’IPHC en analyse de cycle de vie se poursuivent désormais au sein de la nouvelle infrastructure de recherche TRESSE (Territoires en Réseaux pour l’Étude des Socio-Écosystèmes).
Ce dispositif, qui rassemble les communautés des OHM et des Zones Ateliers, ambitionne de renforcer les synergies interdisciplinaires et favoriser les collaborations entre chercheurs et acteurs des territoires.


